P comme Pascale

"An author is a fool who, not content with boring those he lives with, insists on boring future generations." Montesquieu

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mardi 18 novembre 2008

Il était temps !

Ca y est, c’est officiel, je me suis enfin remise à écrire. Ok, pas pour mon blog, mais tout bêtement pour mon plaisir personnel (égoïste que je suis… ou certains diront plutôt “diplomate”).

Lire, je le fais toujours autant (non Bastien, pas que des shoujos! :p). Caryl Phillips, Michael Cunningham, Art Spiegelmann, Walt Whitman, et j’en passe… Encore une tripotée d’auteurs s’ajoutant à ma collection de romans et autres recueils de poésie. Cette orgie de lecture est peut-être un de mes plus grands privilèges de cette dernière année passée aux études. J’avoue qu’avec six heures de cours par semaine à tout casser, j’ai le temps de bien m’absorber dans toutes ces pages.

Le pouvoir de tous ces auteurs me fascine, et plus j’en lis, plus j’ai envie de moi-même réaliser un travail d’écriture de grande envergure. Quelque chose de plus construit que tous ces débuts que j’ai - pour l’instant - laissé se fâner dans leur coin… Je peux rien promettre, mais si je démarre quelque chose de solide, je le posterai ici.

Rien à voir avec tout ça, mais je vous avais promis une vidéo sur notre trip en Écosse il y a de ça deux bons mois. Je l’ai plus ou moins abandonnée car mon fidèle Roger (le ptit nom de mon pc) me boude à chaque fois que j’encode le résultat final… J’attendrai d’avoir un pc portable plus puissant à prêter pour terminer cette promesse (tu vois Lucas, j’oublie pas!).

Et voilà, encore un billet de meta-blogging… J’ai honte, j’ai honte. Mais il faut bien recommencer quelque part! ;-p

mardi 13 novembre 2007

Vade Retro Satanas

À moi les buchers, sorcières et autres manuscrits diaboliques !

Oui, mes amis, j'ai enfin trouvé mon sujet de mémoire : la littérature des possessions durant les 15 et 16iè siècles.

D'accord, c'est pas hyper joyeux, voire même légèrement morbide, mais vous n'imaginez pas la largeur de ce champ en plein coeur des guerres de religion en Europe. Pour peu, ça me donnerait presqu'envie de me lever plus tôt pour travailler.

Plus précisément parlant, je vais me lancer dans l'étude de la littérature dévote illustrée de cette époque. Ca causera donc a priori d'ekphrasis. Non, je ne viens pas d'éternuer, le mot ekphrasis existe vraiment. Il désigne tout ce qui concerne le rapport texte et image. Moi qui hésitait avec des études en histoire de l'art, c'est du pain béni (oh, le mauvais jeu de mot).

Donc si dans les prochaines semaines vont m'entendez murmurer des incantations étranges, proclamer des prophéties ou allumer des bougies un peu partout, pas d'inquiétude, c'est que je bosse sur mon mémoire.

lundi 16 juillet 2007

Songe d'une pluie d'été

Sensation fraiche et humide sur le visage. Une goutte rejoint une autre jusqu'à maquiller le visage d'un chagrin factice.

Lèvres timidement ouvertes, invitation à cette pluie d'été. Elle est plus sucrée que tout autre pluie, ou est-ce un simple effet de l'imagination ?

Les taches sombres sur le papier peint s'étendent, mais pas un geste pour refermer la fenêtre. Comme un défi, ou une façon effrontée de donner un sens à cette attitude lascive.

Les nuages mettent des heures à se crever, répandant leur substance, formant une nappe humide sur le sol de la pièce. L'eau déforme les matières, mélangeant les couleurs dans une composition grotesque. Les pages des livres ont perdu tout sens à présent. Les gouttes emportent avec elles ces secrets, stigmatisant leur support comme les plus maladroits des cambrioleurs.

Que cette pluie ne s'arrête pas, jamais. Dans quelques heures ou quelques années, la noyade sera inévitable, toutes consciences lavées et perdues dans le plus doux des liquides. Car cette pluie est plus sucrée que tout autre pluie. Ou c'est un simple effet de l'imagination.

lundi 11 juin 2007

Ils sont parmi nous...

Assise en train d'étudier paisiblement, je ressens soudain comme un malaise, une gêne, comme si quelqu'un m'observait... Pour le coup, je mets ça sur le dos de mon imagination débordante.

Pourtant, le sentiment perdure... Il fait calme, beaucoup trop calme.

Un regard circulaire me dévoile bientôt la source de mes sueurs froides : le chat.

Il était là, couché sur ma couette, me jaugeant de son regard empreint d'un désagréable air de supériorité. Il s'étire tout en continuant à me fixer, juste pour bien me signifier que la seule chose que lui peut étudier sont ses positions d'étirement les plus optimales. Et c'est toujours comme ça : le chat vous poursuit quand quand vous ne voudriez pas le voir, et quand, dans votre grande bonté, vous recherchez sa présence, il vous nie sciemment.

Oui, l'existence d'un chat domestique semble décidément programmée pour faire ressortir les aspects les plus désagréables de la vôtre.

Vous croyez que les chats se couchent le matin parce que ce sont des animaux nocturnes ? Détrompez-vous : ils ne le font que pour mettre en exergue la fait que vous, pauvres humains, avez créé une société qui exige de se lever tôt, et à coups de tasses de café s'il le faut (métaphoriquement parlant, cela va sans dire).

Car sa vie à lui se résume en quelques verbes et une locution adverbiale : bailler, manger, se promener un peu, et se recoucher.

Mais franchement, quand on y réfléchit, sont-ils vraiment si innocents ? Ils ont quand même été assez intelligents pour s'immiscer dans notre cadre domestique, et qui plus est se faire servir par nous.

Car c'est bien là que réside la grande illusion : non les chats ne sont pas des animaux domestiques, c'est nous qui sommes soumis à leur domination. Nous leur servons à manger, nous les caressons, nous les hébergeons, et parfois même, alors qu'ils dorment toute la journée, nous faisons attention de ne pas les réveiller quand il ont décidé de faire un somme sur notre chaise de bureau. Ils profitent de nos revenus et de notre travail pour vivre confortablement à nos crochets.

Camarades, prenons garde, car cette subordination vicieuse à laquelle nous nous plions depuis des années pourrait se retourner contre nous... Ouvrons les yeux sur notre situation de servitude, et empêchons-les de former une force qu'il sera impossible d'endiguer plus tard !

Ils sont déjà en train de s'organiser : ils ont fondé un parti d'extrême-croquette qui vise à nous déloger de nos propres maisons ! Le mystérieux président LC de ce parti a d'ores-et-déjà fait une déclaration mais qui a été jusqu'à maintenant ignorée de nos dirigeants (la voici ci-dessous) :



Mes très chers amis, levons-nous ! Combattons pour notre liberté ! Notre avenir et celui de nos enfants en dépend !

samedi 30 décembre 2006

Joe March

Cette après-midi, j'ai succombé à la tentation maléfique de regarder jusqu'au bout "Les quatre filles du Dr March".

De nouveau une de ces histoires où l'amour familial est à son paroxysme et la compréhension entre parents une évidence. Un de ces mondes qui ne semblent peuplés que de femmes et où les quelques hommes ne sont vus que comme de potentiels objets matrimoniaux.

L'héroïne, Joe March, à évidemment un caractère bien trempé, des manières de garçons manqués qui ne font que sublimer sa féminité faussement masquée, et par dessus tout un éveil, une vivacité de l'esprit hors du commun. Son but dans la vie ? Devenir écrivain.

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