P comme Pascale

"An author is a fool who, not content with boring those he lives with, insists on boring future generations." Montesquieu

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vendredi 8 février 2008

Everywhere (Michelle Branch cover)

C'est sous le tag plutôt nébuleux de "5cm/s" que j'ai le plaisir de vous faire découvrir notre dernier enregistrement en date, à savoir "Everywhere", reprise du tube poppish de Michelle Branch.

C'est sans prétention, avec du matériel d'amateur, mais on a essayé de plus bosser le mixage (et y a pas photo par rapport à nos précédents enregistrements, croyez-moi!).

Everywhere (Michelle Branch cover)

Avec ça, je n'ai toujours pas expliqué le fameux "5cm/s".

"5 centimeter per second" est le nom que nous avons choisi pour notre groupe qui se forme peu à peu. Dans ce cas-ci, il s'agit encore seulement de Bastien et moi, mais nous travaillons avec un autre guitariste sur des compositions qui promettent de bonnes choses. La tendance ? Plutôt post-rock, rien à voir donc avec les reprises acoustiques que nous avons proposées jusqu'à présent.

Pourquoi ce nom en particulier ? Il est issu du titre d'un film d'animation japonais (je devrai vous en parler prochainement, un pur chef d'oeuvre). Les pétales d'un sakura - cerisier du Japon - tombent à la vitesse de cinq centimètres par seconde.

Tant que je suis dans le registre musique, je passe déjà une petite annonce : Bastien et moi jouerons pour la première fois sous la formation de '5 centimeter per second' à un parcours d'artistes (sorte de festival) organisé à Profondsart et alentours durant le week-end des 26 et 27 avril. Je vous en reparlerai.



P.S. Il est zoli comme ça mon blog, hein ? =p

dimanche 2 décembre 2007

Dots Post

  • C'était la Saint Nicolas pour nous aujourd'hui (et oui, Bastien et moi restons de grands enfants...). À la clef : le disque du groupe Audio Safari pour Bastien, et deux DVD's pour moi. Je suis vraiment ra-vie d'avoir enfin en ma possession un des films qui a réussi à représenter de manière si vraie la vision que j'ai de l'amour (sous toutes ses formes), à savoir "Love Actually". Contrairement à ce qu'on en dit, c'est pour moi plus qu'une simple comédie romantique. Dieu sait (ou en tous cas certains d'entre vous savent) que je peux me montrer sarcastique devant des films mielleux qui dégoulinent de bons sentiments tarte-à-la-crème. Ici, les personnages sont authentiques. Le petit Sam (ce gosse joue parfaitement, rarement vu ça, il crève l'écran), son père, Sarah, et tous les autres, ce sont vos voisins, vos amis, votre famille. Ils forment un kaléidoscope de relations belles mais jamais idéales. Et Richard Curtis, le réalisateur, a l'air vraiment d'un gars 'humain' et profond, ce qui n'enlève rien.

  • Une façon merveilleuse de redécouvrir plein de ses vieux cd's : les ripper. C'est un vrai plaisir, tant de chansons qui ramènent des souvenirs. Des beaux souvenirs.

  • Des résultats médicaux en attente, vivement jeudi... C'est fou ce que le temps peut paraître subjectif...

  • Je ne peux que soutenir la thèse de ceux qui disent "à bureau rangé, tête rangée". J'ai pris mon courage à deux mains pour maintenir de l'ordre dans mon petit monde, placé quelques décos supplémentaires, posé çà-et-là des bougies, aligné mes bouquins, et ça me rend vachement plus productive. Idem sur le pc (sauf que vous remplacez les bougies par un beau thème, les décos par de zolis wallpapers et les bouquins par mes fichiers). Le tout c'est pas de passer les trois-quarts de sa journée à le faire, évidemment...

  • Plus qu'une semaine, et on pourra installer les décos de Noël. Il va encore faire plus bon être chez soi ! Yum !

  • J'ai découvert l'artiste Joni Mitchell par sa chanson "Both Sides Now". À la première écoute, mon cerveau s'est bloqué, conservant tout juste les fonctions vitales et le nécessaire à la compréhension des paroles. Ca faisait longtemps que j'avais plus eu le coeur aussi pincé à l'écoute d'un morceau... Ce morceau, c'est la vie, en fait.

  • Il est bien laid mon Saint Nicolas, hein ? Attendez que ce soit Noël, je vois tellement de dessins ou photos traumatisantes du père Noël que je ferais bien un joli défilé du best of sur ce site pour fêter la naissance du ptit Jésus.

dimanche 4 novembre 2007

Envy

J’ai toujours pensé que la musique avait ça d’important qu’elle était le seul art maitrisé par l’être humain qui arrive à le dépasser lui-même. La peinture demeure représentation ou refus de représentation mais a toujours un référent matériel. L’architecture est concrètement conçue à l’échelle humaine. Mais la musique, elle, se distingue de tous les autres arts.

Une mélodie est à jamais insaisissable, se déroulant de manière invisible dans le temps, et pourtant une mélodie peut prendre tant de pouvoir dans l’espace et en nous que nous avons le cœur au bord des lèvres. Un “air” porte bien son nom puisqu’il est à la fois impalpable et transparent, mais nous y sommes sensibles. La musique est une chose si surréaliste qu’il parait même étrange que nous en soyons les producteurs.

Je m’emballe, je m’emballe… Mais si je vous raconte tout ça, c’est simplement parce qu’Envy m’a offert ce soir une preuve supplémentaire de ce statut supérieur de la musique.

Envy, c’est un groupe de hardcore / post-rock japonais (je sais, encore des japonais…). Ne grimacez pas à l’appellation hardcore, leur musique n’a rien à voir avec une soupe innommable de sons avec renfort de décibels superflus…

Prenez cinq jeunes hommes. Tous sont habillés de manière cool mais simple. En installant leur matériel, ils n’adressent que des regards furtifs et timides à la salle. L’un des guitaristes fait songer à un enfant tant il parait mince et fragile, impression renforcée par ses grands yeux noirs et ses cheveux en bataille. L’autre guitariste semble le plus à l’aise, sa voix est forte et franche (comme sa poignée de main, ce que j’apprendrai aux dépends de mes phalanges à la fin du concert). Le batteur fume sa cigarette nonchalamment, le visage sérieux mais détendu. Le chanteur porte une casquette surmontant un visage plutôt rond. C’est celui qui a le moins le look de l’emploi. Et enfin, il y a le bassiste, son t-shirt laissant apparaitre les extrémités d’un tatouage qui semble orner tout son torse.

Des musiciens comme des milliers d’autres. Oui, mais seulement en apparence. Parce qu’une fois leurs instruments en main, ce ne sont plus des jeunes hommes que j’avais devant moi, mais des anges…

Leur musique les habitait littéralement, n’importe qui posant ces yeux sur eux pendant qu’ils jouaient n’aurait pu avoir que cette pensée : “ils sont si beaux”. Et cette beauté était contagieuse, tout le monde en était touché.

Alors que je les écoutais, je me suis dit que pour produire des choses pareilles, l’homme devait forcément avoir une âme, quelque chose de profond en lui. Je pensai aussi que tant que le monde abriterait ce type de beauté, alors il en vaudrait la peine.

Je suis crevée, morte, claquée, alors j’écris des lignes décousues qui ne pourront pas rendre justice à ce groupe… Le récit que je fais du concert passe surement pour une espèce d’expérience mystique de seconde zone, mais je vous promets, il fallait être là pour le sentir, c’était un truc très fort.

Si vous voulez faire un premier pas vers eux, je vous conseille soit l’album “Insomniac Doze”, soit celui qui sortira le 7 novembre prochain sous le titre “Abyssal”. Ce sont des chefs d’œuvre ! Je vous mets ici dessous deux vidéos (un live d’une de leur plus belle chanson et un clip), “A warm room” et “Scene”, jetez-y un coup d’œil.

Alors je sais, le chanteur crie plus souvent qu’il ne chante, mais il y a beaucoup une question de se faire l’oreille. Il ne s’agit pas ici de cris agressifs, on dirait plutôt une sorte de désespoir ou de mélancolie. Pas de trip dark cliché ici, tout demeure en finesse, avec des moments violents toujours mélodiques, traits qui prouvent (si c’était encore à faire) la sensibilité musicale nippone si particulière.

Moi-même, avant le concert, je n’écoutais Envy souvent que d’une oreille distraite, et peut-être sera-ce votre cas, ou pire, les détesterez-vous. Mais gardez-les dans un coin de votre mémoire, et si un jour ils passent près de chez vous, faites l’effort d’aller voir ces cinq messieurs. Personne ne pourrait être totalement déçu, c’est une expérience à vivre.

Comme lu quelque part sur internet : “Envy, quand ils sont calmes, réalise la plus belle musique du monde. Et quand ils s’énervent…”.


A Warm Room (on “Insomniac Doze”)

 

Scene (on “Insomniac Doze”)

 


Allez faire un tour sur leur Myspace pour une vidéo promo de leur DVD accompagnée de la 4iè piste de leur dernier album : tout simplement sublime !

samedi 3 novembre 2007

OLIVIA - Starless night

Flash nécessaire pour voir le lecteur.



I reached into the sky
思いは届かなくて
小さく空に消えた
色とりどりの風船

I'm alone
行き先のない 私の手を
そっとつないでくれた

Starless night
過去の影 振り返らない
感じたいあなたのぬくもり
Tears are falling down
迷っても離しはしない
つないだあなたの手を

Sometimes we fall apart
臆病になってしまうけど
きっと人はそこから
何かを見つけ出せるはず

Take my hand
脆く不完全な二人だから
ずっと手をつないでいる

* Starless night
唇が弱音吐いても
信じたいあなたのぬくもり
Endless love
矛盾さえ愛せてるのは
You are my shining star

Starless night
過去の影 振り返らない
感じたいあなたのぬくもり
Tears falling down
迷っても離しはしない
つないだあなたを

You are my shining star

I reached into the sky
My love wouldn't reach you
The multi-colored balloons
Disappeared into the sky, growing smaller and smaller

I'm alone
I had no destination
But you gently held my hand

Starless night, I won’t look back on the shadow of my past
I want to feel your warmth
Tears are falling down; even when I'm lost
I won't let go of your hand

Sometimes we fall apart
We become cowards
But surely we find something there

Take my hand
It’s because the two of us are fragile and imperfect
That we'll stay holding hands forever

Starless night, Though complaints may cross my lips
I want to believe in your warmth
Endless love, I can love even my faults
Because you are my shining star

Starless night, I won’t look back on the shadow of my past
I want to feel your warmth
Tears falling down; even when I'm lost
I won't let go of your hand

Starless night, Though complaints may cross my lips
I want to believe in your warmth
Endless love, I can love even my faults
Because you are my shining star

You are my shining star


jeudi 31 mai 2007

Moon On The Water, ou quelque chose qui y ressemble de loin

Puisque j'ai quand même déjà été dévoilée (et avec quelle rapidité d'exécution!) par notre ami Gilles, je vais quand même poster cette video sur mon propre blog...

Son immonde, image pas mieux, et chanson pas au point. Ca donne envie n'est-ce pas ? Et bien faites-vous plaisir, écoutez-nous donc reprendre "Moon on the water".

Merci à mon frère pour l'accompagnement. D'ailleurs je précise que c'est juste l'effet caméra qui le rend si sérieux, autant vous révéler qu'avant ça il venait d'avoir fait l'imbécile pendant une bonne demi-heure en face de la webcam. Je devrais poster le making of d'ailleurs un de ces quatre...



Bastien, Pascale - Moon On The Water

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