
Sur la terrasse derrière elle il y avait une porte de verre, et derrière la porte une pièce sombre. Sylvia, pour sa part, ne savait pas trop que penser des fins heureuses. Dans les livres, oui, c'était agréable. Mais dans la vie la fin est la même pour tout le monde, et la seule question était de savoir qui serait le premier. Elle prit un verre de margarita à la pêche et regarda Daniel, qui lui rendit son regard, sans détourner les yeux.
Et si on avait une fin heureuse sans même le remarquer ? Sylvia prit une note mentale. Ne pas passer à côté de la fin heureuse.
Au-dessus de la tête de Daniel, une feuille, une unique feuille, oscillait lentement sur le noyer. Que la brise était minutieuse, précise ! On sentait l'odeur de la rivière, une odeur de verdure dans un mois où tout commence à jaunir. Elle respira profondément.
"Quelquefois un chat blanc n'est rien d'autre qu'un chat blanc", dit Bernadette.
Les plus...
+ Le personnage d'Allegra. Jolie et piquante, c'est le personnage qui ne se laisse pas faire. Une artiste avec un tempérament sarcastique, que demander de plus ?
+ Le moment où Allegra pense que Gimli est un peu trop ridiculisé dans le "Seigneur des Anneaux" version Jackson. J'aurais jamais pensé tomber sur cette réflexion dans un bouquin !
+ Linux y est cité ! Hélas, c'est le conseil d'un geek prépubère, ambassadeur pas super charismatique...
+ Les descriptions des caractères.
+ Le balancement entre temps présent et souvenir. Comme dans un film avec tout plein de fondus enchaînés.
+ Daniel est un beau prénom.
Les moins...
+ Very "American" dans le style des quartiers avec les maisons qui se ressemblent toutes.
+ Impression désagréable de personnages hypocrites en début de roman... mais mettons ça entre parenthèses, c'était sûrement voulu.
+ Les discussions sur les bouquins de Jane Austen m'ont semblées un beau recueil de banalités. Comme s'il fallait un prétexte pour mettre un titre qui en jette sur la couverture. Et ça a marché, toutes les fans d'Austen ont du être piégées. (Moi la première...)
+ Ca vous devez me croire sur parole parce que je n'ai trouvé qu'une toute petite image de la couverture des éditions folio : elle est dix fois plus moche et banale que celle que je mets ici. En plus le coup des sièges différents marquant le choc de toutes ces personnalités, c'est bien plus représentatif. Oui monsieur.
Note finale ?
♥♥♥ Pas mal, mais pas révolutionnaire (3 ptits coeurs sur 5).
The next challenger ?
Le chat qui venait du ciel d'Hiraide Takashi.
(Je sais, c'est pas encore un bouquins de ma liste du 888, mais je VEUX le finir.)


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