P comme Pascale

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mercredi 27 août 2008

Oto-Rhino-Laryngo-philie

Un mois déjà. Un mois que toute la sainte journée je réponds à des appels téléphoniques de patients impatients (voire complètement paniqués), que je fixe des rendez-vous, que j’excuse des médecins oublieux, bref, que je me fais ma petite place dans les consultations d’ORL.

Et le pire, c’est que j’aime ça.

Bon, d’accord, au départ ça a pas l’air hyper décapant de travailler comme sous-fifre dans un consultation saturée de nez-gorges-oreilles détraquées. Et pourtant… On comprend vite que l’important du job, c’est pas de préparer des dossiers, de classer des papiers ou encore de s’échiner à comprendre des personnes âgées au téléphone. L’important, c’est de sourire aux gens, souvent stressés, de rendre service aux docteurs, souvent tout aussi peu détendus par leurs milles obligations. Bref, je dois pas vous faire un dessin, c’est l’aspect humain.

Ok, ok, j’avoue que l’intérêt vif que je porte à ce job d’étudiant depuis que j’ai commencé n’est pas totalement étranger aux assistants ou stagiaires canons du service (aah, ces blouses blanches…). Mais ce petit mois qui aurait pu laisser dans mon existence une trace aussi légère qu’un grain de sel sur une nappe blanche lavée au Dash, et bien, m’a confirmé que c’est bien un métier sociable qu’il me faudra. Essayer d’aider et donner un brin de bonne humeur aux gens, surtout à ceux qui vont pas bien, j’adore ça! Et je dis ça sans hypocrisie, c’est si vrai que je trouve mon sentiment limite égoïste…

J’aime tellement bosser dans cet hopital - c’est loin d’être la première fois - que je me ferais bien engager là-bas plus tard. Même si ça signifie prendre des études d’infirmière. C’est limite si je regrette pas de pas avoir fait médecine là…

Et je me demande encore pourquoi on me prend pour un OVNI en fac de littérature… Une pseudo-geek qui aime les jeux vidéos et souhaite une carrière de mi-chanteuse, mi-employée dans un hosto… Y a des jours où ma vie me donne mal à la tête.

lundi 25 février 2008

"Kill 'em with kindness"

         Photo by the sea the sea

Durant ma folle jeunesse (aaah, la belle époque...), il m'arrivait de perdre de précieuses heures à regarder l'une de ces émissions de télé qui vous laissent avec la désagréable impression de vous avoir volé quelques points de QI. J'ai nommé la très célèbre "The Real World", alors diffusée régulièrement sur MTv.

Le principe ? D'une nouveauté déroutante... Un groupe de jeunes habite dans un appartement, se lance dans un projet de travail commun, et la caméra se borne à traquer les moindres petits rebondissements relationnels des cobayes.

Mais retenons nos critiques acerbes le temps de quelques lignes, car il s'avère que c'est précisément lors d'une de ces émissions qu'un des participants a su verbaliser une leçon de vie qui m'a déjà sorti de situations TRÈS désagréables...

Je veux parler d'environnements maudits ou vous vous trouvez confronté à une personne (ou pire, un groupe de personnes) qui, tout-à-fait arbitrairement, vous rejette, vous attaque à la moindre occasion, bref, vous empoisonne l'existence. Et pourtant, a priori, vous n'avez rien contre cette personne... Vous voilà sans aucun moyen moyen d'auto-défense, avec un gros panneau "sans issue" qui vous barre la route.

Dans cet épisode de "The Real World", vous l'aurez deviné, l'un des participants se trouvait dans ce type de situation peu clémente. Pas moyen de dialoguer avec les autres, un pas de travers et il était pointé du doigt, un mot de trop et il se faisait massacrer comme pas permis. Réaction logique : un soir, il n'en peut plus et, au bord de la crise de nerfs, téléphone à son meilleur pote.

Le conseil de celui-ci se résume en une phrase : "Kill 'em with kindness.".

Ca paraît du pur bon sens, à y regarder de plus près, ce n'est pas la première façon de réagir qu'adoptent en général les gens. Malheureusement, l'aggressivité appelle souvent l'aggressivité, ou tout simplement la fuite... Mais rarement la gentillesse.

Être gentil, ça peut devenir une arme redoutable, voire imbattable. Vous obligez votre adversaire, tôt ou tard, à reconnaître que vous avez au moins ça en vous, ou pire même, que vous pouvez lui faciliter la vie. L'aggressivité n'a aucune prise sur la gentillesse et l'attention.

Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : 'gentil' ne veut pas dire 'bonne poire'. Dès lors qu'on décide d'utiliser cet atout, on ne subit pas forcément un lavage de cerveau nous privant de tout jugement critique !

Le clef est toujours de rester plus futé que l'autre.

Alors lorsque l'orage approche, gardez toujours cette petite phrase en mémoire : kill 'em with kindness, man !

mercredi 2 janvier 2008

888 Reading Challenge

Il y a près d'un mois, un des blogs dont je suis accro proposait un lien au titre énigmatique de 888.

Nombre cabbalistique ? Record du monde d'avalage de salive en une minute de temps ? Numéro d'appel d'urgence pour bloggeurs désespérés ?

Non, le 888 désignait le challenge de lecture triple eight.

Le principe est élémentaire : se constituer une liste de 8 catégories de bouquins contenant chacune 8 livres, livres que vous vous engagez à lire pendant l'année 2008. Vous me direz - et vous aurez raison - que ça fait beaucoup de bouquins. C'est pourquoi 8 livres peuvent être compris dans deux catégories distinctes, question de réduire le monceau de pages un brin. Les catégories, c'est carte blanche : "science-fiction", "livres pour mes cours", "livres prêtés par ma cousine", etc. Tout est bon.

Dès la lecture du principe, j'ai été séduite. Voilà une bonne manière de se pousser à se ménager plus de temps de lecture, ainsi qu'à découvrir des genres qui ne nous sont pas familiers. Je vais enfin pouvoir finir des bouquins que j'avais commencés et oubliés, de même que des livres qu'on m'avait offerts et que je n'ai jamais eu l'occasion d'ouvrir.

Personnellement, en réalisant ma liste, j'avais beaucoup trop de bouquins à inclure que pour me décider à en mettre huit dans deux catégories en même temps. Mais vu que le mémoire approche, je vais avoir pas mal de lecture de ce côté-là aussi, donc je considère que mon challenge est réussi même s'il me reste huit livres non lus au bout du compte. À vous aussi d'adapter les règles du jeu, tout est permis !

Pour ceux qui le désirent, vous pouvez aller officiellement vous inscrire sur le site du 888 Challenge, mais c'est tout en anglais.

Voici ma liste :

Conseillés par Bastien

  1. Jean-Michel Truong - Le successeur de pierre
  2. Jean-Michel Truong - Eternity Express
  3. Douglas Adams - Le Guide du voyageur galactique (H2G2, I)
  4. H.P. Lovecraft - Par-delà le mur du sommeil
  5. Frank Herbert - Destination vide
  6. Frank Herbert - Dune I
  7. Terry Pratchett - Sourcellerie
  8. Terry Pratchett - La huitième fille

Classiques

  1. Charlotte Brontë - Jane Eyre
  2. Vincent Engel - Retour à Montechiarro
  3. Balzac - Le Père Goriot
  4. Edmond Rostand - Cyrano de Bergerac
  5. Chateaubriand - Atala / René / Les Natchez
  6. William Shakespeare - Richard III
  7. Alexandre Dumas - Vingt ans après
  8. Alexandre Dumas - Le Vicomte de Bragelonne

Auteurs japonais

  1. Fumio Niwa - L'âge des méchancetés
  2. Junichiro Tanizaki - Le meurtre d'O-Tsuya
  3. Taichi Yamada - In search of a distant voice
  4. Kiyochi Kurosawa - Kairo
  5. Koji Suzuki - Dark water
  6. Koji Suzuki - Double hélice
  7. Koji Suzuki - Ring
  8. Takami Koushun - Battle Royale

Fantasy

  1. Jean-Louis Fetjaine - Le pas de Merlin
  2. Jean-Louis Fetjaine - Brocéliande
  3. J.R.R. Tolkien - Faërie
  4. Philip Pullman - La tour des Anges
  5. Philip Pullman - Le Miroir d'ambre
  6. Neil Gaiman - Stardust
  7. Christopher Paolini - Eragon
  8. Christopher Paolini - L'Aîné

Histoire

  1. Edwin O. Reischauer - Histoire du Japon et des Japonais (1/ Des origines à 1945)
  2. Edwin O. Reischauer - Histoire du Japon et des Japonais (2/ De 1945 à nos jours)
  3. Stephen E. Ambrose - Frères d'armes
  4. Elisabeth de Chimay - La princesse des Chimères
  5. Françoise Chandernagor - L'Allée du Roi
  6. L. Génicot / J. Ruwet / J. Lefèvre - Histoire de Belgique
  7. Jean François Deniau - La gloire à 20 ans
  8. Marcel Bluwal / Félicien Marceau - Mozart

Créatures surnaturelles

  1. Bram Stoker - La dame au linceul
  2. Sheridan Le Fanu - Carmilla
  3. Polidori - Le Vampire
  4. Anne Rice - Lestat le vampire
  5. Richard Matheson - Je suis une légende
  6. Anne Rice - Entretien avec un vampire
  7. Gaston Leroux - Le Fantôme de l'Opéra
  8. Mary Shelley - Frankenstein

Anglophones

  1. J.K. Rowling - Harry Potter and the Goblet of Fire
  2. Jane Austen - Sense and Sensibility
  3. George Orwell - Nineteen Eighty-Four
  4. E.M. Forster - A Passage to India
  5. Emily Brontë - Wuthering Heights
  6. J.R.R. Tolkien - Unifinished Tales
  7. J.R.R. Tolkien - The Lord of the Rings
  8. Jude Morgan - Passion

Témoignages / Philosophie de vie

  1. Christiane Singer - Les Âges de la vie
  2. Philippe Delerm - Le bonheur
  3. Philippe Delerm - Le Portique
  4. François Garagnon - Jade et les sacrés mystères de la vie
  5. Nicole Benevise - Journal d'une infirmière
  6. Guy Corneau - La guérison du coeur
  7. Scott Cunningham - La Wicca
  8. Dr. Charly Cungi - S'avoir s'affirmer

Et vous, vos livres de 2008, ce sera quoi ?

mardi 1 janvier 2008

2008 : Résolutions

J'adore les débuts d'année. Une de ces occasions où vous pouvez envoyer des messages dans tous les sens à plein de gens auxquels vous tenez.

Et l'autre chose fantastique avec les débuts d'année - je vous le disais dans mon post de la veille - ce sont les fameuses 'bonnes résolutions'. Pas question d'être fataliste et de laisser tomber cette tradition sous prétexte que "elles ne tiendront quand même que deux jours à tout casser".

Mais en discutant avec les gens, je me rends parfois compte que sous couvert de cette excuse se cache un simple manque d'inspiration. Oui, parce que pour que ces résolutions vous motivent, faut faire preuve d'imagination et ne pas se surestimer (laissez tomber les classiques utopiques du genre "dormir 10h par nuit").

Voici donc quelques idées de bonnes résolutions dans lesquelles vous pourrez piocher à votre gré (ou pas) :

  • Mettre des vêtements dans lesquels on se trouve terrible aussi quand on passe une journée seul chez soi.
  • Se faire un challenge-lecture (cfr. mon prochain billet).
  • Faire une liste des musiciens qu'on doit ab-so-lu-ment voir live avant de mourir et aller au moins à trois concerts cette année.
  • Organiser 8 soupers ou soirées en 2008 avec des amis ou proches de tous vos milieux.
  • Remettre en question ce qu'on fait (études, travail, ...) : au mieux ça vous booste, au pire ça pousse à changer des choses pour un mieux.
  • Une fois toutes les deux semaines, regarder un de ces films que nous conseillent nos amis et auxquels on répond toujours "ah, faudrait que je regarde ça" même si ça n'arrive jamais.
  • Faire un tout grand rangement de chambre et éliminer toutes les choses inutiles et superflues (ça fait un bien fou !).
  • Ouvrir un blog (?)
  • Adopter une série télé et en devenir fan. Rien de tel certains soirs de se taper dans son fauteuil et de retrouver des personnages familiers : pas de mauvaises surprises.
  • Acheter un calendrier qu'on trouve vraiment beau et réellement l'utiliser cette fois.
  • Imprimer 50 photos que vous adorez sur du beau papier et les afficher pour qu'ils composent une mosaïque de bons souvenirs.
  • Faire du sport au moins une fois par semaine (le jogging ou les abdos ça coute rien et ça prend pas tant de temps).
  • Boire un grand verre d'eau chaque matin en se réveillant. Ca rafraichit et ça réveille!
  • Se donner une période fixe par jour pour regarder ses mails et y répondre, et en dehors de ce laps de temps, oublier sa boîte de réception.
  • Idem pour les flux RSS. Y ajouter un tri drastique : ça ne sert à rien de garder 100 flux si vous n'avez l'occasion que d'en lire 10. Oui, je sais que c'est dur...
  • S'entraîner à s'asseoir le dos droit. Ca prend plus d'énergie qu'il n'y paraît.
  • Découvrir au moins 8 groupes musicaux d'un style auquel vous n'êtes pas habitué.
  • Apprendre les dialogues de son film préféré par coeur. Je sais, ça sert strictement à rien. (Mais évitez de démontrer à tous vos dons de souffleur lorsque vous regarderez le film avec des potes...)
  • Mettre en signature de vos mails une citation que vous aimez particulièrement et que vous souhaiteriez partager.
  • Acheter des bougies parfumées. La recette d'une soirée réussie : la bougie, siège ou lit confortable, bouquin sur les genoux, couverture. Ca fait très grand-mère comme plan, mais pourquoi se priver!
  • Passer à Linux. Mais suis-je bête, vous avez déjà sûrement appliqué cette résolution, je me trompe ?
  • ...
Si vous avez d'autres idées de bonnes résolutions, les commentaires vous attendent mes amis !

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Source de l'image : http://www.wallpaperama.com/

lundi 10 décembre 2007

Où il est question du bonheur

Un jour de maladie, hormis les maux de tête, les crampes musculaires, les éternuements, les toux, et autres irritations de la gorge, c'est plutôt une bonne chose.


Ou, plus précisément, un jour de maladie donne la possibilité de faire ce dont on a rarement l'occasion, à savoir passer 24 heures - ironiquement - à ne rien faire.

En disant "rien", je suis un peu large. Parce que notre esprit, lui, qu'on le veuille ou non, il n'arrête pas de travailler. On pense, on pense, on pense... à soi, aux autres, à ce qu'on a raté, aux conséquences que ça aura, aux soucis que ça nous causera peut-être... Cette dernière pensée provoque généralement un élancement plus fort que les autres qui nous fait repartir à zéro.


Aujourd'hui, je n'ai pas fait exception à la règle. Mais, étrangement, mon esprit avait décidé de s'évader hors des chemins battus pour s'offrir une perspective plus large.

Toutes ces heures, allongée sur ma couette, j'ai tourné ma vie dans tous les sens, question de découvrir de nouveaux points de vue. Maintenant, je peux dire que ce n'est pas un nouveau point de vue que j'ai trouvé, mais plutôt un nouveau regard sur ces faces de ma petite existence que je connais par coeur...


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dimanche 2 décembre 2007

Dots Post

  • C'était la Saint Nicolas pour nous aujourd'hui (et oui, Bastien et moi restons de grands enfants...). À la clef : le disque du groupe Audio Safari pour Bastien, et deux DVD's pour moi. Je suis vraiment ra-vie d'avoir enfin en ma possession un des films qui a réussi à représenter de manière si vraie la vision que j'ai de l'amour (sous toutes ses formes), à savoir "Love Actually". Contrairement à ce qu'on en dit, c'est pour moi plus qu'une simple comédie romantique. Dieu sait (ou en tous cas certains d'entre vous savent) que je peux me montrer sarcastique devant des films mielleux qui dégoulinent de bons sentiments tarte-à-la-crème. Ici, les personnages sont authentiques. Le petit Sam (ce gosse joue parfaitement, rarement vu ça, il crève l'écran), son père, Sarah, et tous les autres, ce sont vos voisins, vos amis, votre famille. Ils forment un kaléidoscope de relations belles mais jamais idéales. Et Richard Curtis, le réalisateur, a l'air vraiment d'un gars 'humain' et profond, ce qui n'enlève rien.

  • Une façon merveilleuse de redécouvrir plein de ses vieux cd's : les ripper. C'est un vrai plaisir, tant de chansons qui ramènent des souvenirs. Des beaux souvenirs.

  • Des résultats médicaux en attente, vivement jeudi... C'est fou ce que le temps peut paraître subjectif...

  • Je ne peux que soutenir la thèse de ceux qui disent "à bureau rangé, tête rangée". J'ai pris mon courage à deux mains pour maintenir de l'ordre dans mon petit monde, placé quelques décos supplémentaires, posé çà-et-là des bougies, aligné mes bouquins, et ça me rend vachement plus productive. Idem sur le pc (sauf que vous remplacez les bougies par un beau thème, les décos par de zolis wallpapers et les bouquins par mes fichiers). Le tout c'est pas de passer les trois-quarts de sa journée à le faire, évidemment...

  • Plus qu'une semaine, et on pourra installer les décos de Noël. Il va encore faire plus bon être chez soi ! Yum !

  • J'ai découvert l'artiste Joni Mitchell par sa chanson "Both Sides Now". À la première écoute, mon cerveau s'est bloqué, conservant tout juste les fonctions vitales et le nécessaire à la compréhension des paroles. Ca faisait longtemps que j'avais plus eu le coeur aussi pincé à l'écoute d'un morceau... Ce morceau, c'est la vie, en fait.

  • Il est bien laid mon Saint Nicolas, hein ? Attendez que ce soit Noël, je vois tellement de dessins ou photos traumatisantes du père Noël que je ferais bien un joli défilé du best of sur ce site pour fêter la naissance du ptit Jésus.

jeudi 29 novembre 2007

J'ai aimé...

Cette semaine, j'ai aimé...


  1. La feinte débile que m'a faite un conducteur de bus. Donc ça existe, les employés de transport en commun de bonne humeur.
  2. Trouver les pantouffles de mes rêves ! Qui remontent haut, finis les courants d'air sur les mollets.
  3. Les premières lumières de Noël installée dans les villes...
  4. Discuter et être étonnée de la gentillesse de quelqu'un sur qui je ne pouvais m'empêcher d'avoir de faux a prioris.
  5. Manger une pomme dans mon lit juste avant de m'endormir, avec le goût encore un peu sur les lèvres. (Je sais, c'est pas top niveau hygiène bucco-dentale, mais ça m'arrive jamais.)
  6. Redécouvrir l'album "Dangerous" de Michael Jackson dont la pochette me fascinait tant étant petite (me fascine toujours d'ailleurs).
  7. Dessiner des Snoopy sur le coin de mes feuilles de cours. Quand je dis que j'ai encore 6 ans d'âge mental parfois...
  8. Me débarasser d'un des réveils qui encombraient ma chambre : être trop conscient de l'heure qu'il est rend difficile l'appréciation du moment présent. Non, d'accord, j'ai encore jamais osé tenir ce discours devant les profs chez qui j'arrivais en retard...
  9. Les interminables fous-rires (au dépends de mon grand frère, qui est - heureusement - très compréhensif).

mercredi 28 novembre 2007

EFT : Emotional Freedom Techniques

On a tous connu un jour ou l’autre le coup du blog, qui amène à un autre blog, qui amène à un autre blog, qui amène à un… autre blog. C’est bien, vous suivez.

Et bien, c’est encore ce qu’il m’est arrivé pas plus tôt qu’il y a deux grosses semaines, et mon périple s’est arrêté non au bout de l’internet, mais sur le site d’une demoiselle décalée.

A priori, comme je le disais dans un précédent billet, rien, mais alors rien de rien, ne me prédestinait à passer plus de trente secondes sur ce blog avant d’en refermer l’onglet. Et encore, je suis large : il m’en a pas fallut plus de deux pour tiquer sur la favicon en forme de petit coeur tout rose… Mais il était apparemment écrit que je lirais un billet, puis deux, puis… trois. Encore un bon point pour vous, vous suivez toujours.

Ca parle de quoi ? De plein de petites choses différentes : des fringues, des réflexions de philosophie de vie, des séries télés, … Rien de bien décapant en soi. Il est vrai que l’intérêt que j’y ai trouvé est plus dans sa manière de dire que véritablement dans ce qu’elle dit. Et pourtant, un sujet dont elle parle m’interpella plus avant.

Mesdames et Messieurs, j’ai nommé l’EFT.

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vendredi 2 novembre 2007

Ikeuchi Aya

Ça avait simplement commencé par quelques affaires que je laissais tomber, par maladresse. On en riait tous ensemble. J’avais même failli envoyer une part de gâteau sur la tête de Papa un jour. C’est aussi durant cette période que je trébuchai de temps en temps, surtout quand je courrais pour attraper le bus de l’école. Depuis toute petite, je parvenais toujours à être en retard le matin. Maman, assistante médicale, avait souvent tendance à s’inquiéter un peu trop pour la santé de mes frère et sœurs, alors le jour où je me suis vraiment blessée à cause d’une nouvelle chute, elle m’emmena à l’hopital pour quelques examens, des radios. J’acceptais docilement : au moins elle me ficherait la paix après ça…

Une semaine plus tard, les résultats parvinrent au médecin. Une semaine plus tard, ma vie d’avant arrivait à son terme.

J’avais une dégénérescence spino-cérébelleuse. On m’apprit que mes chutes, mes maladresses, allaient empirer inexorablement. J’allai tout doucement avoir du mal à marcher. Je pouvais oublier le basket, mon sport favori. Un nombre incalculable de petits gestes quotidiens deviendraient impraticables pour moi : porter des objets, monter les escaliers, me laver les dents… Après la marche, la parole serait affectée elle aussi. Je me rendrais compte que les gens me comprennent de moins en moins. Tout évoluerait doucement en ce sens : blaguer, courir, faire les courses, aller aux cours, chanter, écrire, tout ça appartiendrait au passé. Mon futur ? Une chaise roulante puis un lit, des amis qui s’éloignent, une dépendance totale…

Pendant plusieurs jours, j’ai pleuré. Pourquoi est-ce que cette maladie m’avait choisie, moi ? Je n’avais que 15 ans…

Ce n’est qu’après que j’ai regardé autour de moi, senti le soutien de ma famille, de mes amis. Pour eux et pour moi, pour vivre le mieux possible, pour trouver un peu d’espoir, j’allais me battre, faire de mon mieux jusqu’au bout. C’est ce que je fis durant les 5 ans qui précédèrent mon décès.

Ceci aurait pu être écrit par la jeune fille dont j’ai vu l’histoire aujourd’hui. Vous vous dites surement que c’est on-ne-peut-plus mélo bon marché, mais pourtant, ça m’a fichu un sacré coup. De me mettre dans la peau de la jeune fille en question, de sa famille, de ses amis, j’avais l’impression de me rendre compte de certaines choses.

Finalement, chérir les moments qu’on a, ne pas se plaindre pour des futilités, apprendre à se poser et s’ouvrir à ce qu’il y a autour de soi, regarder le visage de ses proches et se dire qu’on les aime vraiment, se faire un sourire dans le miroir le matin, bosser pour ses rêves, apprécier ses gestes quotidiens, ce sont des clichés, de vrais bons gros clichés, mais qu’est-ce qu’ils sont vrais…

Je refuse de me cacher, de pas oser dire sous prétexte que je suis grande et que je devrais couper le cordon que mes parents et mon frère sont ce qu’il y a de plus cher à mes yeux, que je veux être près d’eux pour toujours. Je veux aussi pouvoir regarder mes amis dans les yeux, leur donner un coup de main dès que je peux, les garder pour vieillir avec eux. Je veux continuer à observer les paysages qui m’entourent tous les jours et me raconter leur beauté.

Je sais que sourire tout le temps, c’est pas possible. Il y aura bien un moment où je repasserai sur ces lignes, et je rirai jaune en me disant “qu’est-ce que je peux être débile”. Mais ce que j’écris là, je le sens résonner très fort en moi en ce moment, et si je peux conserver un part de ça rien qu’en essayant de l’écrire comme je peux, autant le faire.

En tous cas, j’espère que l’histoire de cette adolescente, comme d’autres, m’aidera à conserver une philosophie de vie optimiste et tournée vers ce qu’il y a de bon en moi et chez les autres…

L’histoire dont je vous parle ici est celle de Ikeuchi Aya. Elle a écrit un journal tout au long du combat contre sa maladie. Ce livre n’a pas encore été traduit en anglais, cependant, je vous donne ici deux liens offrant une partie de la traduction du japonais : ICI et ICI.

dimanche 15 juillet 2007

Tayau !!!

Vite, il me reste quelques minutes seulement. Quelques minutes avant que mes doigts ne fondent définitivement sur le clavier. Bah, oui, j'ai trop chaud... Cela dit, je suis plutôt mal mise pour me plaindre, étant donné que j'étais la première à soupirer le matin en découvrant ce ciel imperturbablement gris les semaines précédentes.

Hormis mon clavier qui pourrait présentement faire office de taques de cuisine - chose qui vous préoccupe à un haut degré (rire svp) je n'en doute pas - cette journée a mis en lumière des préoccupations plus importantes...

Bah oui, parce que dans quelques temps, c'est à dire très prochainement quand on sait que je pars deux semaines essayer de mater un groupe d'une vingtaine de têtes blondes, je vais devoir jeter mon dévolu sur une orientation d'études. Moi, élue reine de l'indécision promotion 1986-2007, je dois choisir ce qui constituera mon mémoire, mes trois dernières années, et enfin, le pire de tout, mon futur métier. (Par futur métier, j'entends le métier qui me mettra du beurre dans les épinards à côté de mon ambition musicale.)

"Alors quoi ?" est une question que je commence à craindre dans la bouche de mes interlocuteurs, si bien que j'écume sans m'en lasser les pages des descriptifs de programmes de ma bien aimée université.

Entre histoire de l'art moderne, musicologie, romanes, etc. mon coeur balance...

Des ambitions, j'en ai. Des envies, encore plus. Mais j'ai purement et simplement la trouille. Vous savez, celle qui vous prend au ventre à chaque fois que vous pensez à l'avenir, celle qui vous empêche de dormir d'un sommeil serein et semble vous chuchoter à l'oreille les secondes qui passent.

Beaucoup m'ont dit : "ne t'inquiète pas, tu as milles passions. Tu chantes, tu dessines, tu écris, tu lis, ...". Et plus ils dressent la liste, plus j'ai envie de me boucher les oreilles. Par fausse modestie ? Certainement pas !

J'ai juste la désagréable impression d'avoir touché à plein de domaines différents, sans m'investir corps et âme dans un. Alors on me dit "ouverture d'esprit", je réponds "paresse". C'est fou comme ce seul mot peut me donner la chair de poule. La paresse est un truc insidieux, qui rampe, qui vous glisse de mauvaises excuses pour que vous procrastiniez encore une fois. Il fut un temps ou mon pire ennemi était la timidité, maintenant je sais que c'est contre elle que je vais devoir me dresser.

C'est donc avec la plus grande lucidité dont je dispose que je vais faire mes choix. Et vous savez quoi ? Ca me fait déjà du bien, rien que de savoir déjà ce que j'ai à mettre KO.

Paresse et procrastination, gare à vous !