Premier jour, ouf, le gars chez qui on m'amène est sympa. D'accord, c'est une boule de nerfs, rien qu'à le regarder marcher de long en large pendant ses coups de fil, débiter sans interruption termes barbares et listes de chiffres, j'en ai la nausée, mais il est sympa. Et compréhensif devant mon ignorance en matières banquaires. Il m'offre même un petit tour de l'étage durant lequel il me présente à tout le monde. C'est là que je prends conscience d'un problème : la moitié sont néérlandophones, et je ne suis plus capable de sortir ne fut-ce qu'une phrase correcte dans cette langue (pouvoir dire "Dag, Ik heet Pascale", ça compte pas).

Aujourd'hui, ce premier contact me paraît bien loin... J'entends bien plus souvent la machine à café ou la photocopieuse que des bonjours de mes collègues quand ils passent devant mon bureau le matin.

Mais j'avoue que ce qui m'a le plus surpris, c'est que tous ces clichés qu'on a en tête quand on pense à ce genre d'endroits, et bien, se vérifient. Il y en a toujours un dans l'étage qui est le bout-en-train avec ses blagues qui vous restent sur l'estomac, une autre qui passe plus de temps à faire la lecture du dernier magazine féminin en date à ses collègues qu'à bosser, une autre qui porte sur son visage son ambition et qui hésitera pas à marcher sur les autres pour faire son chemin, et j'en passe et des meilleures...

Notez, je ne me plains pas. On me donne tellement à faire depuis deux semaines que je passe le plus clair de mon temps à zoner sur internet en toute impunité. En fait, je serais plutôt à mon aise si j'avais pas une envie constante de m'endormir sur cette douce surface de bois plaqué sur laquelle mes coudes sont posés en ce moment même, ou si cette climatisation ne fonctionnait pas à plein régime me frigorifiant chaque jour.

Enfin, au moins ça me laisse le temps de voter pour Ploum pour le concours de Persoweb. D'ailleurs, si vous n'avez rien de mieux à faire, imitez-moi.